Monsieur PROUST (Céleste ALBARET 1973) réédition de 2014

monsieur-proust.jpgLe journaliste G BELMONT nous livre ici 70 heures d’entretiens réalisés avec la gouvernante de PROUST alors âgée de 82 ans !!!

Modeste villageoise, originaire de l ‘ Ardèche, elle se marie en 1913 ,avec un chauffeur de taxi parisien ,dont le client le plus célèbre se nomme Marcel PROUST ;

Au début, elle achemine son courrier et ses livres dédicacés puis va s’occuper de son quotidien à partir de 1914 ;

L ‘écrivain, héritier de la fortune familiale, loue à l ‘ époque un étage au 102 boulevard Haussmann avant de déménager Rue Hamelin en 1919 ;

Asthmatique depuis son enfance, l ‘ auteur passe ses journées dans une chambre tapissée de liège, aux rideaux clos, dans un air embrumé par ses fumigations !!!

Insomniaque, PROUST se déplace surtout la nuit, car une obsession le hante : terminer son œuvre littéraire en la nourrissant de souvenirs familiaux (la sœur de son père ,ÉLISABETH ,revisitée, dans la tante LÉONIE ,qui trempe sa madeleine dans son tilleul) ou bien de  rencontres,  avec des  aristocrates, hauts en couleurs, tel le comte Robert de MONTESQUIOU ,transfiguré  sous les traits du Baron de CHARLUS dans «  la recherche du temps perdu »

Céleste, qui partage pendant 8 ans tous les secrets de son employeur, d ‘ une exquise politesse mais très pointilleux sur son service , nous le dépeint, au travail, avec encrier, feuilles de papier et plumes « sergent major » IL nourrit une correspondance intense ,avec le milieu parisien, où il entretient surtout des relations mais peu de véritables amis :

Il éprouve d’ ailleurs beaucoup de peine à trouver un éditeur : rejeté par la Nouvelle revue française,  NRF, autant que par FASQUELLE, il va signer, à compte d’auteur, avec GRASSET dont la maison d’édition vacille à cause de la guerre !!!

Il reviendra chez GALLIMARD ,en 1916, après de multiples suppliques d’André GIDE, alors directeur de la NRF qui reconnaitra n’avoir jamais ouvert son manuscrit !!!

Couronné par le PRIX GONCOURT en 1919 pour «  À l’ombre des jeunes filles en fleurs » ,l ‘écrivain meurt en Novembre 1922

JEAN

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